My Renault

Le tour du monde en Mégane

Après 40 ans de rêve et une année de préparation, Dominique Legrand (59) d’Heverlee a pris place au volant de sa Renault Mégane pour partir à l’aventure. Au cours de son périple, elle a traversé quinze pays et parcouru 23.000 km avant de revenir en Belgique en août dernier. Elle a ramené dans ses valises d’innombrables récits passionnants !

R : Dominique, d’où est venue cette idée de vous
lancer dans ce genre d’aventure ?

D: « Je rêve de faire un tour du monde depuis l’âge de 19 ans. J’ai toujours eu l’âme d’une aventurière. Mais vous savez comment va la vie : vous vous mariez, vous travaillez, vous avez des enfants... Il y avait toujours d’autres priorités. Et puis, le moment tant attendu est arrivé. Par ailleurs, je ne pouvais plus attendre dix ans de plus.

Je rêvais d’un voyage autour
du monde depuis 30 ans.
Mon heure était venue ! "

Pour effectuer un tel voyage, vous devez avoir une image positive de la vie. C’était le moment idéal. Je voulais savoir comment d’autres femmes de mon âge vivent. Qu’ont-elles vécu ? Comment envisagent-elles les choses ? Et tout a fonctionné à merveille : j’ai entendu énormément de beaux récits de vie. Vous devez bien évidemment vous ouvrir aux autres, être prête à raconter votre propre histoire. En général, la langue n’a posé aucun problème : la plupart des mes interlocuteurs connaissaient suffisamment bien l’anglais ou le français. »

R : Quels pays avez-vous choisis ?

D: : « J’ai pris la direction de l’Allemagne le 1er mars sous une pluie battante. J’ai ensuite traversé l’Autriche, la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie, la Grèce, la Turquie, l’Iran, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan, la Russie, la Finlande, la Norvège et l’Allemagne avant de revenir en Belgique. Au total, mon voyage a duré 170 jours. »

R : Avez-vous beaucoup visité ?

D: : « J’ai vu des choses somptueuses. Des merveilles de la nature principalement : des cols, le désert, les forêts sibériennes qui s’étendent à perte de vue, le cap Nord, etc. J’ai sciemment choisi d’éviter les hauts lieux touristiques typiques. En Turquie, j’ai visité par exemple la côte de la mer Noire et en Iran, la mer Caspienne. Ma voiture était mon passeport pour la liberté : elle m’a permis d’accéder à des endroits plus reculés. »

R : Un tel voyage nécessite de préférence
de la préparation ?

D: « Absolument. Je l’ai préparé pendant un an. Mes trois enfants et mes deux frères ont été mes plus fidèles supporters. J’ai également mené de très nombreuses recherches concernant le type de véhicule à utiliser. Des participants au Libya Rally m’avaient conseillé de ne pas opter pour un 4x4 , mais de m’y rendre avec ma Mégane de 10 ans.

J’ai suivi des cours de mécanique
automobile pendant un an. "

Je l’ai totalement remise en ordre moi-même et j’ai suivi des cours de mécanique automobile à cet effet pendant un an. J’ai remplacé tout ce que je pouvais : l’huile de frein, les filtres, les phares, etc. J’ai appris à réparer des pneus, à mettre des chaînes, etc. J’étais la seule femme à assister à ces cours et donc, je détonnais un peu. Mais j’y ai beaucoup appris. En parallèle, je me suis aussi bien informée au sujet de l’itinéraire que j’allais emprunter. Après un an, j’étais prête à partir. J’ai emporté de nombreuses pièces de rechange, mais je n’en ai pas eu besoin ! »

R : Une femme au volant d’une Renault qui
effectue un tour du monde. Ce n’est pas banal
comme image !

D: « En effet. Mais ce fut justement un avantage. Les autres touristes en route pour un tour du monde roulaient en 4x4 avec tout le tralala. Ils se faisaient beaucoup plus remarquer et la police les abordait plus rapidement par exemple. De mon côté, je passais inaperçue. Il m’arrivait parfois d’avoir déjà dépassé une patrouille avant même qu’elle n’ait remarqué cette étrange plaque d’immatriculation belge. Heureusement, j’ai eu peu de contrôles. Ils durent facilement une à deux heures, une pause qui perturbe bien entendu tout le programme. Je pense qu’il est plus facile d’effectuer un tour du monde en étant une femme seule. Le monde est bien plus accueillant pour les femmes qu’on ne pourrait l’imaginer. »

Le monde est bien plus
accueillant pour les
femmes qu’on ne
pourrait l’imaginer. "

R : Avez-vous eu des problèmes avec la voiture ?

D: « Non. Je n’ai rencontré aucun problème technique. Le seul pépin que j’ai eu s’est produit au Kazakhstan. La fenêtre côté passager ne se relevait plus. Heureusement, j’ai croisé la route de deux Polonais qui ont réglé le problème en un quart d’heure. Je suis ravie d’avoir fait ce voyage avec ma Renault. C’était sans conteste le meilleur choix, y compris au niveau de la consommation : je roulais 1 000 km avec 60 litres. Et lorsque vous avez la possibilité de faire le plein en Iran, vous ne payez que 8 euros pour remplir votre réservoir ! En Europe, ma Renault a été ma meilleure amie. Sur la route de la soie, elle a été mon plus fidèle chameau et dans les steppes d’Asie centrale, mon plus fidèle destrier ! »

« Sur la route de la soie, elle a été
mon plus fidèle chameau et dans
les steppes d’Asie centrale, mon
plus fidèle destrier ! "

R : Conseilleriez-vous à d’autres personnes
d’effectuer un tour du monde ?

D: Absolument ! J’ai bien sûr connu de moins bons moments, comme au Kazakhstan par exemple, où j’ai été très malade. Mais j’ai accumulé tellement de beaux souvenirs. Une chose est sûre : il faut réaliser ses rêves ! »

© Vertommen

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