My Renault

Tour du monde
en 80 J. en R5

En 1872 paraissait l’une des œuvres majeures de Jules Vernes, Le Tour du monde en quatre-vingts jours. Dans ce roman d’aventures, un gentleman anglais, Phileas Fogg, et son serviteur français, Jean Passepartout, se lançaient le défi un peu fou d’accomplir ce que personne ne pensait possible. Durant cette période de révolution industrielle, ce roman est un hymne aux nouveaux moyens de transport. Paquebot, train… tous les moyens sont bons pour les deux acolytes d’arriver à relever le défi. Cent ans plus tard, deux français ont choisi de leur rendre hommage en effectuant leur propre tour du monde en 80 jours. Mais à leur manière…

40 000 km en R5,
ça use, ça use ?

Passionnés d’aventure, de voyage et de randonnée automobile, Christian Gallissian et Richard Lindor se sont rencontrés à Singapour. Déjà expérimentés, puisque Christian a parcouru plus de 140 000 km dans 70 pays, ils décident de se lancer sur les traces de Phileas Fogg et Jean Passepartout et d’accomplir également leur tour du monde. Pour cela, ils se servent d’une Renault 5 modifiée, dont le siège passager pouvait se transformer en couchette. Leur parcours débute à minuit, le 5 juin 1972 à Munich.

Direction l’Afrique

Leur premier objectif, rejoindre Algésiras en traversant la Suisse, la France et l’Espagne. Vient ensuite une longue traversée du Maroc, de l’Algérie… et surtout du désert jusqu’au Mali. Constamment avec plus de 100 kg de surcharge, les provisions d’essence et d’eau alourdissant la voiture, ils maintiennent malgré tout une moyenne de 120 km/h. Après avoir traversé le Niger, le Tchad, la République centrafricaine, et le Kenya, non sans quelques mésaventures, ils arrivent finalement au Cap en Afrique du Sud. Malgré trois jours de retard, et 20 000 km en 22 jours, la chance leur sourit tout de même, car le bateau qui devait les emmener vers Buenos Aires en Argentine un jour avant leur arrivée a lui aussi du retard.

De Buenos Aires à New York

Arrivé en Argentine, tout ne se passe cependant pas comme prévu. Sévèrement malade Christian se voit contraint d’abandonner l’aventure. Une amie se propose de le remplacer au pied levé. Richard poursuivra donc sa route en compagnie de Rosario. Ensemble ils prennent la route de la Bolivie. Une bonne opportunité pour apprendre à la jeune femme tout ce qu’elle doit savoir de la Renault 5. Après un sauvetage inespéré de la R5 qui avait, littéralement, pris l’eau, les deux arrivent finalement à Lima. À partir de ce moment, c’est seul que Richard continue sa route. Et les galères s’accumulent.

Pompe à essence qui tombe en panne, vol de son argent… Mais impossible d’abandonner. Pour se sortir de ce problème, Richard n’a qu’une seule solution… jouer les dix dollars qu’il a encore avec lui. Et le pari paye. Désormais avec 490 dollars en poche, il peut « sereinement » continuer son voyage jusqu’à New York. Après avoir traversé le Panama et le Costa Rica, Richard rencontre Yan, un autostoppeur anglais qui se rend aux Etats-Unis. Ni une, ni deux, celui-ci est engagé comme nouveau coéquipier. Une fois le Mexique traversé, Richard se retrouve à nouveau seul après Dallas. Mais le but est proche.

L’équipe se reforme

Après avoir atteint New-York et pris le bateau pour la France, Richard retrouve finalement Christian au Havre. C’est ensemble que les deux compères terminent les derniers 1.500 km qui les séparent de Munich en seulement deux jours. Et, le soir du 24 août, ils atteignent finalement leur but. Avec un peu d’avance ! Chapeau bas !

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Découvrez le récit complet de leur périple.

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